mercredi 1 avril 2015

Jeudi 22 janvier - Nouvelle année pour Cali !

C'est le jeudi de la rentrée qui succède à un court et dense voyage d'étude… Deux vaillantes étudiantes décident coûte que coûte d'animer un atelier lecture pour les enfants déjà rentrés depuis longtemps ! Elles piochent dans la réserve un livre neuf qu'elles ont hâte, depuis son achat, de faire découvrir aux jeunes participants : Loulou. Le souvenir de la belle amitié qui y est décrite leur semble faire de cet album un bon choix. Il s'agit cependant de faire entrer le public dans l'univers particulier de Grégoire Solotareff : paysages aux couleurs vives et tranchées, personnages stylisés aux grands yeux, grandes oreilles, grands pieds, récit sobre qui semble vouloir laisser le lecteur (ou l'auditeur) interpréter l'histoire à sa mesure et imaginer ce qui n'est pas décrit…
A leur grande surprise, le public est ce jour-là en grande partie composé de filles de l'école primaire, qui, pour certaines, connaissent déjà l'histoire… Mais qui apprécient qu'on la leur raconte !
C'est donc un jeune loup, qui n'a jamais vu de lapin. Son oncle l'emmène à la chasse pour la première fois de sa vie mais se tue en se cognant à une grosse pierre. Seul, il essaie de trouver de l'aide et demande à un étrange   petit animal ce qu'il doit faire. C'est Tom, un lapin, qui n'a jamais vu de loup   et n'en a pas peur. A son initiative, le jeune loup prend désormais le nom de  Loulou.
Tom apprend donc à Loulou à pêcher mais aussi à lire, écrire, compter et   même jouer aux billes ! Quant à Loulou, il lui apprend à courir vite, très vite, plus vite que tous ses congénères lors de trépidantes parties de cache-cache dans les bois.
C'est alors qu'une petite fille demande : « Est-ce-que je peux sortir ?
  - Tu ne veux plus lire l'histoire ? Non ? Alors oui, tu peux sortir. »

Et c'est toute la troupe, à l'exception de trois enfants, qui s'en va en signe de  protestation, estimant ne pas pouvoir suivre l'histoire car deux enfants gigotent trop pendant le conte ! Prises au dépourvu, les étudiantes discutent avec les enfants restants  de ce qui s'est passé, mais voilà que la troupe revient, accompagnée d'une responsable de la garderie qui raccompagne nos deux gigoteurs dessiner tranquillement au rez-de-chaussée...

Après cet interlude mouvementé qui a laissé les intervenantes perplexes, l'histoire continue.
Loulou et Tom créent un jeu : peur-du-loup et peur-du-lapin. Loulou n'a jamais très peur lorsqu'ils jouent à peur-du-lapin, mais un jour, lors d'une partie de peur-du-loup, il est tellement effrayant que Tom, traumatisé, refuse de le voir à nouveau. Loulou part alors s'exiler, triste et seul, dans la montagne, où il se fait poursuivre par des loups affamés. Ayant lui-même connu la peur-du-loup, il revient au terrier de Tom pour lui offrir à nouveau son amitié. D'abord hésitant, le lapin accepte finalement le retour de son ami dans sa vie ; et ils repartent pêcher ensemble, comme avant.  Les filles qui connaissaient déjà l'histoire veulent toutes la raconter à nouveau (parce qu'elles l'aiment bien ; et puis, elles ont envie de montrer qu'elles savent lire!) ; mais elles se lassent vite de devoir attendre leur tour et redescendent.

Entre temps, quelques parents sont arrivés, réduisant les effectifs, et il ne reste plus que deux petites filles qui s'improvisent coiffeuses - et s'en sortent plutôt bien !

Après toutes ces émotions, les deux étudiantes redescendent finalement la colline… Et se mirent discrètement dans les vitres du bus pour voir si leur coiffure n'est pas retombée…


dimanche 29 mars 2015

Jeudi 11 décembre - Noël à l'école Lafontaine

Aujourd’hui, l’école de la Fontaine est en pleine ébullition, en effet, la rumeur court dans les couloirs et les salles de classe qu’un groupe de lutins et de rennes, venant tout droit du pôle Nord et envoyés par le Père Noël en personne, sont venus jusqu’au Haut du Lièvre pour raconter des histoires aux enfants surexcités. Depuis le matin, ces derniers guettent dans la cour et au-dessus des nuages un mystérieux traîneau rouge… Cependant, les émissaires de Noël savent rester discrets et c’est donc une réelle surprise lorsqu’ils apparaissent enfin, coiffés de leur bonnets rouges, devant les vingtaines d’yeux émerveillés. 

« Et cric et crac, je sors une histoire de mon sac » clament les enfants en cœur pour inciter un lutin malin à rompre le suspense et commencer la lecture du jour. Ce jour-ci, le thème de l’atelier sera Noël, vous l’aurez tous compris, mais comme à Cali, notre maître mot reste la créativité, les lutins du jour ont décidé de raconter non pas l’histoire trop connue du Père Noël, mais bien celle, tout aussi importante, de La petite princesse de Noël.
                                       
« Il était une fois une petite princesse des plus attentionnées qui n’avait pas de plus grande joie dans l’existence que d’offrir des cadeaux à tous ses proches. Lorsque vint le jour de la marier, ses parents lui présentèrent une ribambelle de princes venus des quatre coins du royaume, elle ne trouva cependant pas semelle à son pied. Un jour cependant cette dernière tomba nez-à-nez avec le Père Noël qui, comme elle, adorait offrir des cadeaux multicolores aux enfants… ». Inutile de vous raconter la fin de l’histoire, celle-ci finit bien évidemment. En tous les cas ce qui est certains, c’est que maintenant les enfants de l’école La Fontaine tout comme les Calinous présents savent que ce cher Papa Noël n’est pas tout seul pour s’occuper de ces milliers de cadeaux chaque année. Secondé à merveille par son armée de  lutins (lorsque ces derniers ne sont pas en vadrouille au Haut du Lièvre…) et très bien accompagné, c’est certain il ne peut pas se tromper.
                
Après avoir résolu l’un des mystères le mieux caché de Noël, les enfants fort de leur succès ont enchaîné avec un quizz imagé et endiablé autours des fêtes de fin d’année. Je brille de mille feux et illumine le ciel, qui suis-je ? Fidèles compagnons du Père Noël, nous tirons vaillamment son traineau à travers les nuages, qui pouvons-nous bien être ? Au fil des questions, les réponses fusaient, sans aucune hésitation. C’est sûr, les enfants sont de grands spécialistes en matière de boules de Noël, de chaussettes et de passage dans la cheminée…

Pour terminer cette séance (et l’année  Cali 2014) en beauté, chaque enfant a eu le droit de passer un moment privilégié seul avec un lutin ou un renne venu tout droit du pôle Nord. Eux aussi peuvent être très bons conteurs d’histoire !


L’équipe des Calinous et leurs amis les lutins de Noël vous souhaitent une très joyeuse année 2015 sous le signe de la lecture et du partage !

                                   

vendredi 6 mars 2015

Jeudi 4 décembre - Saint-Nicolas à Cali

Le froid commence à se faire sentir à Nancy, l'hiver approche à grands pas et annonce la venue du fameux Saint Nicolas attendu impatiemment par tous les enfants ! C'est donc le thème qui a été choisi pour ce jeudi 4 décembre. Au moment de prononcer la formule « Et cric, et crac, je sors une histoire de mon sac », les enfants entonnent tous ensemble une chanson traditionnelle qu'ils ont appris à l'école ; inattendu moment de grâce, instant fragile qu'on s'applique à ne pas briser… L'histoire commence donc dans un silence attentif seulement interrompu par quelques interventions montrant que le public connaît bien ce sujet qui lui tient à cœur !
Cela sent très bon les biscuits chez Saint Nicolas. Le four chauffe et le vieux patriarche s'essuie par erreur le visage avec le chiffon à cirage ! Il ressemble au Père Fouettard (référence qui sème un léger vent de crainte chez les enfants…) Il se prépare pour sa tournée et s'apprête à cirer… Ses pantoufles !

Car  les souliers de Saint Nicolas sont introuvables. Comment va-t-il faire sa tournée ? Alors il cherche, cherche, cherche… Et finit par les retrouver… Avec une petite souris endormie dedans ! Joyeuse Saint Nicolas, Saint Nicolas…


Mais le public n'est pas rassasié, alors en route pour d'autres histoires où enfants sages et moins sages, biscuits découverts dans de belles chaussures cirées lors d'une journée neigeuse et épluchures de légumes, entraide et partage sont les préoccupations principales des personnages qui évoluent au fil des contes...

lundi 23 février 2015

Jeudi 27 novembre - Poupée russe, dragon et fous rires


Par un après-midi de grisaille humide, trois conteuses d’histoires s’engouffrèrent dans la petite école maternelle. Les enfants les attendaient, sagement assis à leurs petites tables rondes. « Qui veut venir écouter une histoire ? ». Quelques enfants poussent des « moi ! » enthousiastes, la plupart regardent, intimidés, les nouvelles venues. Layla m’attrape par la main, et nous nous dirigeons tous ensemble vers la bibliothèque. Les enfants s’assoient sur les cubes multicolores placés en demi-cercle et écoutent la première histoire : « Et cric et crac, je sors l’histoire de mon sac ! ». 

Malgré la pluie au-dehors (facteur d’hyperactivité chez les moins de dix ans en temps normal), les enfants font preuve d’une attention attendrissante. Une fois le premier conte terminé, chacun pioche dans la grande malle aux livres, et en ressort chacun un. Je m’assois avec la petite Pauline et Ahmed dans un coin, tous les deux ayant jeté leur dévolu sur une histoire de poupées russes vivant en Sibérie. 







La pluie ayant finalement quand même eu raison de la concentration des enfants, je leur raconte une légende : « Les enfants, savez-vous pourquoi il est très dangereux de courir et de faire du bruit dans cette pièce ? ». Ils me jettent un regard curieux et interloqué. « Eh bien, c’est parce qu’un dragon dort dans la cave, qui se situe juste en dessous. Et vous savez ce que ça fait un dragon réveillé dans son sommeil ? Ca fait… RHOOOOAAAHH ! » Fis-je en leur bondissant dessus. Tandis que Mourad et Kevin me neutralisaient en immobilisant mes jambes, Léa, elle, se pendit à mon cou. Je déclarais une trêve en disant que le dragon s’était rendormi, et les enfants de marcher sur la pointe des pieds, veillant à ne plus réveiller la créature.

mercredi 28 janvier 2015

Jeudi 20 novembre – Rêves de voyage pour les Calinous


Pendant cette séance, les songes de deux jeunes héros ont guidé nos pas d’un bout à l’autre de la terre et même de l’univers ! La formule magique à peine prononcée « et cric et crac je sors une histoire de mon sac », nous nous envolons en compagnie d’un petit inventeur qui veut absolument retrouver son nounours volé par l’abominable grenouille cosmique. Mais, une minute ! On ne peut pas suivre les aventures d’un petit héros sans nom ! Comment s’appelle notre inventeur ? Les enfants veulent absolument lui trouver un prénom avant de continuer l’histoire et finalement, notre aventurier s’appellera… Codi ! Une fois cette formalité réglée, cette aventure nous emporte d’un bout à l’autre de la Terre, dans la sombre mer où nous rencontrons une pieuvre géante et même dans l’espace grâce à un fantastique moyen de transport, la « Ouature ». Les enfants sont fascinés par les personnages animés par Solène et ils suivent des yeux les mouvements des petits personnages en papier qui se poursuivent dans la pièce. La vilaine grenouille s’envole, plonge et fait tout son possible pour échapper à son poursuivant mais notre héros la suit courageusement partout où elle fuit. Finalement, tout est bien qui finit bien : notre jeune aventurier rattrape la grenouille démoniaque et la fait fuir après lui avoir repris son nounours.

Les enfants sont soulagés par la fin de l’histoire : se faire voler son nounours : quelle horreur ! Ils sont aussi très intrigués par la pieuvre géante et jouent avec la grenouille en papier qui commence à faire des bonds dans la pièce après quelques essais infructueux. Pendant ce temps, nous installons sur le tableau des photos des planètes du système solaire. Quand les enfants les voient, ils comprennent vite où est le soleil et la Terre (même s’ils sont étonnés par la couleur du soleil : le soleil est jaune, pas rouge !) et s’amusent à trouver les noms des autres planètes. Puis certains affamés s’en vont prendre un petit goûter pendant que d’autres restent pour écouter une deuxième histoire.

Celle-ci montre vite le bout de son nez et les enfants sont cette fois-ci entraînés à la suite d’un petit inuit qui leur explique sa vie et les rencontres qu’il fait au pôle nord. C’est un choc pour les enfants de découvrir de nouveaux animaux complètement différents : des ours, des pingouins et même des morses ! Ces animaux ne vivent pas uniquement au zoo ? Impossible ! Ils se demandent où ces animaux incroyables habitent. Aussitôt dit, aussitôt fait, notre dessinatrice officielle trace les contours d’une Terre (légèrement simplifiée) et leur montre le pôle nord. Les enfants sont impressionnés et s’amusent à nous demander où vivent d’autres animaux. Et le tigre il vit dans le pôle nord aussi ? Et la pieuvre rouge de la dernière histoire ? Ils se regroupent tous autour du tableau et pour la fin de la séance, avec les quelques enfants restants, nous organisons un concours de dessins d’animaux. Qui trouvera en premier le nom du cheval à long cou dessiné par Solène ? Quel est cet animal étrange à la longue crinière qui apparaît sur le tableau ? Et ce poisson aux longues dents menaçantes ? Certains d’entre eux dessinent aussi les animaux qu’ils connaissent et qui sont très reconnaissables. Nous avons devant nous de futurs artistes !


Finalement, notre petit inuit n’aura pas eu le temps de raconter la fin de son histoire mais les enfants pourront repartir avec des rêves de planètes lointaines et d’animaux fantastiques en tête (et pour certains de jolis doigts bleus ou verts à force d’effacer le tableau avec leurs mains).


mercredi 19 novembre 2014

Jeudi 13 novembre - Le grand froid russe


Coucou calinou !

Aujourd’hui, c’était la séance contes à cali, l’occasion de voyager jusqu’en Russie, le grand pays où il fait froid… et où se cache Babayaga, la terrible sorcière mangeuse de petite fille. Mais les cinq sœurs du conte ont un plan, et cachée les unes sous les robes des autres, ces petites rusées réussissent à duper la vilaine dans sa terrible maison aux pattes de poule. Celle-là, persuadée de n’avoir à faire qu’à l’ainée lui demande chaque jour une nouvelle tâche irréalisable, mais heureusement, la jeune fille est assistée de ses quatre complices et ensemble, soudées comme les doigts de la main, elles arrivent à les réaliser. Jusqu’au jour où elle propose à Babyaga de la libérer dans le cas où elle gagnerait une partie d’échec contre elle.  Aidée par la cadette championne internationale d’échec toutes catégories confondues, l’ainée s’en sort haut la main ! La sorcière redevient alors  une jeune et jolie princesse ! Ouf, tout est bien qui finit bien. Et on a eu le temps d’inventer les poupées russes au passage, quelle aventure merveilleuse pour cette séance consacrée aux contes d’ici et d ‘ailleurs qui nous a fait voyagé jusqu’en terre glacée !

Et au tour des petits de s’émerveiller devant les poupées, parce qu’ici, on ne fait pas les choses à moitié, et en bons professionnels du bricolage, du camouflage mais surtout en mise en scène d’histoires, on présente sous les yeux émerveillés de merveilleuses matriochkas ! Et plus encore, quelle surprise lorsque soudain, la vilaine sorcière –en réalité une Calinou savamment déguisée - devient après un simple tour sur elle-même une princesse à la robe magnifique ! Evidemment, chacun veut sa propre poupée, mais Cali a pensé à tout, et de retour à la garderie, nos marmots ont pu colorier les sœurs du conte à leur manière.

Mais revenons-en à nos histoires. Après la Russie et ces paysages enneigés d’ailleurs, nous voilà de retour ici, en France, où le vilain petit canard endure tous les quolibets. Pensez-vous, un oiseau gris, qui ne ressemble à personne, et qui ne parle même pas la même langue que ses frères et sœurs !  Le pauvre va de nid, en marre, en falaise et rencontre tous ce qui vole, mais jamais personne ne l’accepte, trop gris, trop gros, trop ceci, trop cela… L’oisillon désespéré arrive par le hasard le plus grand sur un groupe de cygnes tous blancs. Et surprise, il parle leur langue ! Il y a même des oiseaux qui lui ressemblent ! Enfin il a trouvé ses frères !
Et la marionnette grise sur la main de Solène de se changer en oiseau blanc ! Parce que oui, petit cygne est devenu grand, et tout aussi blanc que ses parents ! Et finalement, on est d’accord, un cygne, c’est plus joli qu’un canard, n’est-ce pas. Après tant de péripéties, quelques histoires supplémentaires viennent rassasier les plus friands d’histoires merveilleuses, tandis que quelques gâteaux gentiment préparés par une maman viennent combler les plus gourmands tout court.

Mais déjà, il est temps de repartir. Je remets l’histoire dans mon sac, à la semaine prochaine !


mercredi 12 novembre 2014

Jeudi 6 novembre - Halloween s'invite à Cali


Les trois monstres Marie, Christophe et Solène partent à la rencontre des petits dragons de l’école La Fontaine perchée sur la montagne brumeuse du Haut du lièvre. Pour célébrer le 31 octobre placé sous le signe des vacances à Nancy, ils ont choisi d'illustrer Halloween (avec un peu de retard) à travers le thème de la peur.

A peine le temps de se transformer en monstres couverts de cicatrices et de décorer la salle que déjà les enfants pénètrent dans l’antre des conteurs d’histoire. Et cric, et crac, je sors une histoire de mon sac… L’histoire refuse de sortir, que se passe-t-il ? Serait-elle ensorcelée ? La formule est de nouveau prononcée et c’est « Un monstre très spécial » qui sort du sac. 

Les trois petits monstres Bougon, Ronchon et Grognon se disputent sans cesse pour savoir qui est le plus méchant de tous les monstres. Les trois petits amis, animés par les mains agiles de Marie, décident de créer le plus GRAND et le plus MÉCHANT de tous les monstres pour régler la question. Tout à coup, un homme, le visage bandé, entre dans la salle telle une momie. Les enfants sont surpris et un peu effrayés. Ils rient tout en criant et n’osent quitter ce surprenant personnage des yeux, on n'est jamais trop prudent avec les monstres... Mais revenons à notre histoire, les trois amis veulent faire vivre leur terreur. Ils l’exposent donc à la foudre. Alors que dans le livre notre mini Frankenstein, prénommé Monstre, vient à la vie, dans la salle le monstre bandé est alors raccordé à une batterie. Va-t-il retirer ses bandages ? 
Et oui ! Christophe révèle son visage recousu et, comme dans l’histoire, ouvre la fenêtre pour goûter au bonheur d’être en vie. Il salue les araignées, les chauves-souris et même les serpents. Bougon, Grognon et Ronchon sont surpris et déçus : ce n’est pas un vrai monstre, il est gentil ! Il dit même « Berci ! » pour la vie qu’on lui a donnée. Soudain, Monstre s’énerve, sort du manoir et entre dans une boulangerie. Les trois amis se lancent dans une course effrénée pour le rattraper. Cette folle poursuite se conclut sur une plage, au soleil couchant, où chacun oublie qu’il est un monstre. Les enfants, surpris et émerveillés par cette petite mise en scène, redemandent une histoire.
               


Nos trois monstres conteurs d’histoire se transforment alors en trois brigands munis d’une hache (en plastique bien sûr). Et cric, et crac, je sors une histoire de mon sac : apparaissent alors « Les trois brigands » de Tomi Ungerer. Les enfants ne sont pas rassurés par ces trois présences noires qui se dressent devant eux ; mais, rapidement, Marie leur souffle un indice sur l’histoire qui les rassure « malgré leur apparence ils sont très gentils »… Vraiment ? L’histoire commence, nos brigands volent, pillent, effraient les passants. Mais un jour, la diligence qu’ils tentent de détrousser est vide. Pas d’or, pas de bijoux, pas la moindre trace de trésor. La seule chose que transporte ce carrosse est une petite orpheline, Tiffany. 

Les brigands décident de l’emmener, puisqu’il n’y a pas d’autre richesse. Et pourtant, ils ne savent pas encore que cette petite fille sera leur plus grand trésor. Ils prennent grand soin de l’enfant mais la fillette est curieuse : « Qu’allez-vous faire de tous ces trésors ? ». Les brigands se sentent un peu bêtes, ils n’y ont jamais pensé. Ils ont passé leur vie à piller et voler sans but précis. La triste histoire de Tiffany va les inspirer: une maison, immense, GIGANTESQUE. Mais pourquoi faire ? Pour y accueillir des orphelins bien sûr. Leur changement subit de carrière et leur soudaine bonté ne tardent pas à s’ébruiter et ils reçoivent de plus en plus d’enfants. Les brigands qui effrayaient les enfants se révèlent finalement être leurs protecteurs.

Encore un peu de temps et d’attention pour une troisième petite histoire : « Nina Cradibouille et la robe formimaléfique ». Nina est une petite sorcière qui veut se fabriquer la plus belle robe…Pas si simple. Après plusieurs essais, elle finit par trouver LA robe de ses rêves composée de serpents et de poissons. La mode est tout à fait particulière au pays des sorcières.

Le temps de lire quelques histoires de manière plus individualisée et la montre sonne la fin du cérémonial. Il faut saluer les petits fantômes qui ne sont pas encore retournés hanter la salle de jeu et reprendre le tram fantôme pour redescendre parmi les zombies citadins. 


samedi 18 octobre 2014

Jeudi 16 octobre – Feuille d’automne



           Brunie et recroquevillée, la feuille exsangue fut décrochée de l'arbre par un coup de vent, suspendue un instant dans les airs, puis déposée lentement à terre. Elle rejoignit ses compagnes qui formaient déjà un tapis confortable et bigarré : jaune, rouge ou violet tacheté de brun ou de vert persistant. Sèches et friables ou encore souples et douces, elles confirment la présence bien installée de l'automne. 
 
C'est ce que le petit poisson de l'histoire n'avait pas compris : les canards ont migré, le têtard s'est transformé, le castor est occupé, les nénuphars sont fanés, il ne peut plus s'amuser... Mais il croit bientôt apercevoir un nouveau compagnon de jeu qui n'est pas très bavard : celui­-ci reste à la surface de l'eau et, obstinément muet, se laisse entraîner par le courant. La curiosité piquée au vif, le petit poisson pointe son nez hors de l'eau... et peut alors contempler la venue colorée de l'automne, qui avait rendu ses amis si bizarres et parsemait l'eau de petites feuilles, qui, depuis les profondeurs, faisaient penser à... d'autres poissons !


Mais les enfants, eux, ne s'y sont pas trompés et ont tout de suite deviné de quoi il s'agissait ! Ils ont d'ailleurs bien apprécié de pouvoir se passer de main en main les feuilles de différentes formes et couleurs (dont certaines ont fini déchiquetées...) et les deux marrons lisses et brillants soigneusement ramassés à la Pépinière juste avant l'atelier...

Puis la formule magique, annonçant une deuxième histoire, vient calmer les enfants un peu agités: il s'agit cette fois­ci d'un petit garçon, Anton, qui essaie de rassembler toutes les feuilles mortes du parc en un énorme tas. Mais l'une d'entre elles lui donne du fil à retordre : elle s'envole, tournoie, passe entre les branches, se promène au gré du vent automnal, et ne semble pas vouloir se joindre au tas d'Anton... Celui­ci appelle donc ses amis à la rescousse, mais rien n'y fait : elle les nargue et reste inaccessible alors même qu'ils grimpent sur un escabeau pour l'atteindre !

Ils mettent tant de zèle à vouloir l'attraper que, lorsqu'elle arrive finalement (d'elle­même) au sommet du tas, ils finissent par le faire exploser et le transformer en un gigantesque nuage de feuilles, vite dispersé dans le parc... Beaucoup de peine pour peu de chose ! Mais chacun ayant attrapé une feuille au vol, Anton et ses compagnons, tout contents, rentrent prendre un goûter bien mérité chez leurs parents.

Ce que font aussi les impatients du groupe : retour à la garderie pour les dessinateurs en herbe ! Quelques ­uns restent pour une ou deux dernières histoires et un petit échange plus personnalisé puis retournent voir leurs amis et finir leur goûter...




lundi 13 octobre 2014

Jeudi 9 octobre - La gentille factrice

Cette semaine, nous avons bravé le froid et la pluie, escaladé la colline du Haut-du-Lièvre pour sortir une histoire de notre sac. Et c’est avec plaisir que nous avons retrouvé 9 petits écoliers équipés de bottes en caoutchouc pour s’aventurer au pays des histoires.


Après un gouter express, réunion au sommet dans la future bibliothèque, la tension est à son comble lorsque Maxine sort le livre du joli sac tout de sorcières décoré. Et c’est finalement un gentil facteur qui pointe le bout de son nez. Nous allons suivre la dure journée du facteur du pays des contes… Il commence son éreintante tournée par la maison de monsieur, madame et bébé Ours.

Toc toc toc… Qui est ce ? C’est Solène, grimée en factrice pour l’occasion, qui apporte la lettre de Boucle d’or à la famille ours.  Le facteur reprend sa tournée. Durant cette rude journée, il va frapper à la porte du Géant pour lui remettre la carte postale géante de Jack, sonner chez la sorcière ou encore s’aventurer dans l’allée majestueuse du château de la princesse. A chaque fois, la factrice apporte les jolis courriers aux destinataires, tout en esquivant les petites mains, qui tentent de lui dérober subrepticement sa casquette.


A chaque fois qu’une lettre arrive, les enfants s’interrogent : « Monsieur le facteur, y-a-t-il une lettre pour moi ? » « Non, pas aujourd’hui… »
La dernière lettre que notre gentil facteur doit apporter est destinée à Boucle d’or. On fête ses 8 ans et pour l’occasion la famille Ours lui envoie une belle carte d’anniversaire. 

L’histoire est terminée, mais le facteur a une surprise pour les enfants. Sa besace est remplie de lettres qui se sont malencontreusement égarées.  Chacun leur tour, les enfants reçoivent une lettre. C’est avec plaisir et excitation que chacun ouvre fébrilement sa petite enveloppe. Et on découvre tous ensemble leur contenu. Chaque enveloppe renferme une surprise : un chat en origami, un lapin crétin, la lettre d’un enfant à ses parents, une lettre au Père Noël, etc.


Puisque ces nombreuses lectures de lettres ont pris beaucoup de temps et que les enfants se sont laissés emporter par le bonheur d’avoir reçu du courrier, il était déjà temps pour nos factrices d’un jour de reprendre leurs colis, de dire au revoir au petits Calinous et de repartir avec les cliquetis de la pluie.  




dimanche 5 octobre 2014

Jeudi 2 octobre - A l'abordaaage!!

Coucou les Calinous!

Et encore une séance riche en aventures et de cris de joie pour les enfants du Haut-du-Lièvre! La formule “ et cric et crac, je sors une histoire de mon sac“ est à peine récitée, que déjà les 15 enfants trépignent d'impatience de découvrir le monde de la mer et des pirates...

Mais qui sont donc les 2 perroquets Eden et Kako qui accompagnent le terrifiant pirate!

Kako, le perroquet rouge, sans pitié, conseille au flibustier ne pas faire de quartier, mais heureusement, Eden, le sage et prudent perroquet vert, affirme tout le contraire... Un jour, les pirates se lancent à l'assaut d'un riche galion quand tout à coup...


“A l'abordaaaaaaaage !!! “ s'écrient Thomas et Christophe, un œil caché par un bandeau et armés de redoutables épées en carton, tout en surgissant soudainement dans la pièce et en mimant le terrible combat, à la plus grande surprise des enfants sidérés et passionnés, et qui se sont d'ailleurs farouchement défendus (ou pas) !! Puis la suite, la suite!! Après une mutinerie, le pauvre Eden est abandonné sur une ile déserte (le pauuuvre!), et les pirates, qui n'écoutent plus que Kako, se lancent dans un nouvelle attaque...mais qui ( “BOUM“) se termine par un naufrage...Heureusement tous les pirates rejoignent sains-et-saufs l'ile d'Eden, qui devient leur petit coin de paradis..

A peine remis de leurs émotions, les enfants embarquent pour un fabuleux tour du monde à la découverte du monde sous-marin avec Océano...Ohhh les orques et les énooormes baleines sous les icebergs...et que de visages émerveillés devant les magnifiques coraux des eaux tropicales! Puis vient une petite réflexion sur le respect de l'environnement avec les enfants, qui non, jamais jamais, ne jetteront leur vélo à la mer!

Après la lecture, ambitieux petit atelier bricolage : les enfants se sont lancés dans la construction en origami de leur propre navire en papier, qu'ils étaient ravis de baptiser des noms les plus farfelus...

Pour finir, retour sur la terre ferme avec quelques autres histoires, comme celle de “Bon appétit Monsieur Lapin“, un lapin qui ne voulait pas manger de carottes. “Un lapin qui n'aimait pas les carottes, non mais vous avez déjà vu ça les enfants !!“ Mais que mangent donc les voisins de M. Lapin? La grenouille mange des mouches : (Beuuurk), l'oiseau des vers de terre (dé-gou-tant!). Et que mange le renard? Des lapins!! Sauve qui peut! Ouf, M. Lapin est le plus rapide mais il y laisse ses 2 oreilles...Mais comme c'est bien connu, les carottes font repousser les oreilles, notre lapinou mange sa carotte et tout est bien qui finit bien.

Petit bonus pour les derniers p’tits bouts qui sont restés jusqu'à la fin : les aventures de Jeanne et de son Chimpanzé.

Après une séance bien remplie, nous  avons comme d'habitude laissé les enfants faire voile vers leur gouté bien mérité, avant de repartir un rien précipitamment vers Sciences Po, où de nouvelles aventures nous attendaient aussi... ;)