lundi 27 avril 2015

Jeudi 5 mars - Cali avant Vienne et Berlin

Petite séance sympathique juste avant de partir en voyage d'étude à Vienne pour les 2A et à Berlin pour les 1A! :)

jeudi 23 avril 2015

Jeudi 26 février - La Chine arrive à Cali

Chapeaux chinois et illustrations de pictogrammes mandarins étaient au programme ce jeudi après-midi. Après avoir choisi avec le plus grand soin le thème du jour et choisi deux histoires, nous partons pour le Haut-du-Lièvre, imaginant déjà les folles aventures rocambolesques qui nous attendent. Car ce jeudi, les filles continuent sur leur lancée de notre série des contes d’ici et d’ailleurs, commencée au début de l’année 2015, et c’est donc tout naturellement que la Chine est venue à son tour s’inviter au programme.

A Sciences Po déjà, nous préparons de beaux chapeaux reluisant des couleurs de l’Empire du Milieu, puis nous sommes transportés par la découverte des histoires que nous allons lire. Arrivés à l’école, je m’inspire photographe. Les enfants, ravis de nous revoir après 15 jours de vacances bien méritées, sautent sur nos genoux et nous disent des mots doux au creux de l’oreille. Puis, on s’assoit dans la nouvelle bibliothèque richement meublée, attendant patiemment notre habituelle formule magique. « Et cric, et crac, je sors une histoire de mon sac… » ! « Ca va commencer, chut ! » me chuchote-t-on.

Chapeaux colorés sur la tête et caractères chinois bien pendants, nous sommes alors transportés au pays d’un ours japonais. L’automne de l’ours brun, c’est le titre de l’histoire, nous évoque ce petit ours qui doit apprendre à chasser. Alors qu’une nuit, sa maman décide de l’emmener pêcher le saumon, il est convaincu qu’il va attraper le plus grand de tous les saumons ! Mais alors, que peut bien être ce reflet gigantesque qu’il n’arrive pas à attraper de ses dents ? C’est le reflet de la lune… Brillante et magnifique, elle veille sur lui durant sa partie de pêche. On s’esclaffe alors de rire lorsque l’on comprend ensuite que notre ours brun rêve de constellation poissonneuse un peu plus tard dans la nuit.

Puis, vient la pause « toilettes ». On ne comprendra jamais assez pourquoi, dès qu’on nage dans l’eau, il faut aller faire un tour au petit coin ! Sur notre quinzaine de petits bouts de chou, ils ne sont plus que deux pour démarrer la seconde histoire… Où sont-ils donc passés ? Alors on discute patiemment, et il paraît que j’ai attrapé la varicelle… Je vais me faire soigner bientôt, je leur ai promis ! Alors, on compare le T-Shirt d’Oggy et les cafards de notre camarade mais il s’indigne : « Mais Thomas, les garçons ne sont pas des cafards ! » Voyons Thomas, il faut réfléchir plus longtemps avant de parler la prochaine fois.


Alors que notre foule de câlinous revient, Caro sort de son sac la nouvelle histoire : Le pêcheur et le cormoran. Alors qu’ils n’ont rien en commun, les deux individus vont devenir de grands amis. Le cormoran, en effet, aime à pêcher du poisson sur les côtes de la Mer de Chine (ou du Japon pour les nippons^^) et surtout les gros ! Mais, un jour, alors qu’il a attrapé un énorme poisson, ce dernier reste coincé dans sa gorge ; il va s’étouffer, il commence à s’asphyxier, il ne peut le recracher. Quand soudain le pêcheur lui attrape le poisson avec sa canne à pêche et sauve le cormoran ! Encore un qui avait la folie des grandeurs. Désormais, ils se complèteront pour la vie : le cormoran et les petits poissons, le pêcheur avec les gros, chacun s’aidant mutuellement. C’est beau l’amitié.

Déjà le temps file et nous rigolons à pleines dents avec les enfants. Nous leur proposons de créer eux-mêmes leur chapeau chinois qu’ils pourront rapporter à la maison. Alors que certains ont des talents de dessinateurs insoupçonnés, un enfant préfère se replonger dans la lecture, et d’autres faire preuve d’une imagination sans nom. Il a bien raison d’enchaîner les lectures et d’en profiter avec une formidable lectrice pour lui tout seul ! Pendant ce temps, les autres camarades s’affairent, méticuleux. On aura vu des chapeaux de toutes les couleurs ! Des artistes sont nés ! Hugo dessine comme un pro et reproduit à merveille les pictogrammes chinois, tandis que sa voisine réalise un véritable arc-en-ciel. Après un petit bricolage, on peut se les mettre sur la tête et nous sommes tous des petits chinois.


Cali, décidément, est le plus mignon des Projets Co, mêlant franche rigolade, créativité, luxuriante folie ludique et amitié. Merci à tous les câlinous <3 font="">

mardi 14 avril 2015

Jeudi 5 février - Atelier autour des Plumes


Ce Jeudi 5 février 2015, nos quatre conteuses du jour se sont envolées pour le Haut-du-lièvre pour un atelier autour des plumes.

Une fois n’est pas coutume, les petites canailles sont séparées en deux petits groupes de 7. La première assemblée prend rapidement place, Clotilde tire du sac magique, le livre Marions-nous !. Betty et Harry les deux épouvantails sont très amoureux et décident d’officialiser leur amour par un grand mariage. Cependant, ce n’est pas si simple, ils ont besoin de beaucoup de choses pour concrétiser la fête merveilleuse qu’ils ont imaginée. Ils vont donc parcourir la campagne, partir à la rencontre de leurs amis les animaux pour dénicher chacun des éléments nécessaires à la réalisation d’une cérémonie digne de ce nom. Alors que nos deux épouvantails, Marie et Solène, parcourent la salle à la recherche de trésors, c’est l’autre Marie, l’oie qui apparaît. Des plumes, en voilà une bonne idée. La distribution commence, une par enfant, cela devrait suffire pour faire une jolie robe à Betty. Après plusieurs aventures en couple, Harry part seul à la recherche de fleurs roses pour le bouquet de sa future épouse. Sur sa route, il rencontre une abeille, un crapaud et un escargot. Après plusieurs jours d’absence et non sans peine, il a enfin accompli sa mission et peut enfin aller retrouver Betty avec un joli bouquet de fleurs en papier confectionnées avec amour par nos narratrices du jour.  La liste est complète, les cloches peuvent enfin retentir, et faire place à un mariage qui est un franc succès.

La ronde des enfants commence, un groupe s’en va, un autre arrive. Les acteurs se remettent en place et la représentation commence de nouveau. Betty, Harry, les plumes, l’escargot, les fleurs en papier, le mariage, tout y est. Comme leurs prédécesseurs, les enfants sont époustouflés par le mariage et sont ravis de pouvoir repartir avec leur petite plume. Ils sont tellement joyeux qu’ils redemandent une histoire. Marie se saisit avec vivacité du sac et en sort Tico et les ailes d’or. L’histoire d’un petit oiseau nommé Tico qui n’a pas d’ailes. Heureusement il a beaucoup d’amis qui l’aident à surmonter son handicap. Un jour, il croise la route d’un génie, et il lui demande la paire d’ailes dorées dont il a toujours rêvé. Le génie lui accorde et c’est ravi que Tico retourne voir ses amis, mais ces-derniers le rejettent sans nul doute par jalousie. Tico, se retrouvant seul, erre sans véritable but. Sur son chemin il va découvrir des hommes malheureux pour qui une plume d’or peut tout changer. Dans un élan de générosité, il offre une plume à un jeune homme. Alors qu’il arrache sa plume d’or, une autre pousse mais à sa grande surprise, elle est noire comme de l’encre. Pour retrouver ses amis, il décide d’offrir chacune de ses plumes tantôt à une future mariée tantôt à un pêcheur jusqu’à ce que son plumage soit entièrement devenu aussi noir que l’ébène. Et c’est devant les yeux des petits oisillons émerveillés de l’école que Tico vole à vive allure retrouver ses amis. Et c’est à ailes déployés qu’ils l’accueillent avec beaucoup d’amour. Bien qu’ils possèdent tous des ailes noires, chacun des oiseaux possède sa propre singularité.  Nos petits canaris n’étaient pas rassasiés et demandaient de nouvelles histoires.

A peine le temps de lire quelques histoires de manière personnalisée, que l’hiver pointe le bout de son nez, il est temps pour nos quatre belles oies de remballer leurs plumes et de migrer vers les vallées au climat plus clément du centre ville, en attendant bien sûr le prochain printemps pour remonter lire de nouveaux récits.

Samedi 31 janvier - Rencontres à Lunéville



Samedi, Cali était invité par ATD-Quart-Monde, l’association qui le parraine, à une rencontre qu’elle organisait à Lunéville. Il s’agissait de proposer des activités, des rencontres, à des familles en situation de grande pauvreté, très marginalisées. En effet, ATD-Quart-Monde signifie Agir Tous pour la Dignité, et se donne pour but de changer le regard de la société sur la grande pauvreté, cherchant à faire évoluer le monde vers plus de démocratie et de justice. Ainsi l’association est amenée à apporter du soutien à des personnes vivant dans la misère, afin de leur permettre  d’en sortir tout en tenant compte de leur dignité, en travaillant avec elles dans l’objectif de l’accès à tous aux droits fondamentaux, et notamment, en leur apportant de la culture, se démarquant ainsi des actions caritatives. Cela fait plusieurs années qu’elle travaille avec la communauté de gens du voyage sédentarisés de Lunéville que nous avons rencontrée cet après-midi-là, et même si les liens se sont distendus, des rencontres telles que celles-ci sont organisées régulièrement afin de garder contact. Il leur était proposé deux ateliers de lecture dont le nôtre, un atelier de fabrication de bijoux, un autre de confection de pots de fleurs, ainsi que de la musique et de nombreux jeux.

Cali a donc étendu ses activités le temps d’un après-midi et est allé proposer à d’autres enfants que ceux de l’école Lafontaine de lire des histoires et assister à des spectacles de marionnettes. Notre public était globalement plus âgé que celui dont nous avons l’habitude, ce qui ne l’a pas empêché d’apprécier pleinement Loulou et Roule galette, deux histoires que les calinous apprécient également toujours autant. Nous avions aussi prévu une histoire pour les plus petits, La chenille qui fait des trous. 

Et c’est ainsi qu’ensemble nous avons raconté l’histoire de Loulou, le petit loup qui perd son vieil oncle et se retrouve seul, esseulé et solitaire, et cherche désespérément quelqu’un pour lui dire quoi faire. C’est alors qu’il tombe sur un lapin au fond de son terrier, Tom, qui lit un livre. Celui-ci vient aider Loulou à enterrer son oncle, et ils deviennent de grands amis. Tom n’a même pas peur des loups, même si ceux-ci mangent des lapins. Et Loulou ne mange de toute façon pas de lapins ! Ensemble, ils apprennent à pêcher (notre poisson a fait sensation auprès des p’tits bouts !), à courir vite, vite, et à jouer à se faire peur. Malheureusement, Tom a très peur de la peur-du-loup, tandis que la peur-du-lapin ne fait ni chaud ni froid à Loulou. Terrorisé, notre lapinou se réfugie dans son terrier et en interdit l’entrée à Loulou, qui, très triste, s’en va dans la montagne, rencontre d’autres loups et connaît la peur-du loup. Il revient alors voir son ami, lui explique qu’il sait ce qu’il a ressenti et ne lui fera plus jamais peur. Et tout est bien qui finit bien, les deux compères s’en retournent pêcher comme avant.

L’histoire lue une première fois, les enfants s’emparent des marionnettes, et nous présentent à leur tour leur version de Loulou. Puis d’autres spectacles. Et nous nous retrouvons à assister à un concert intégral de toutes les chansons et chorégraphies que deux petites se font un plaisir de nous montrer ! Cali, c’est participatif, plein de surprises et d’émerveillement ! Comme les enfants sont un peu plus grands, certains savent lire et se font un plaisir de nous conter à leur tour les histoires que nous leur avons apportées. D’ailleurs, certains connaissent déjà Roule galette, et racontent en interaction avec nous l’histoire de la galette qui s’ennuyait sur le balcon où on l’a mise à refroidir, et qui préfère courir dans les bois, où elle croise de nombreux animaux, jusqu’à ce que le rusé renard ne la dévore.
Finalement, cette expérience était très intéressante ; rencontrer ainsi d’autres enfants, d’un autre âge, vivant des situations sans doute encore différentes de ceux du Haut-du-Lièvre, était enrichissant. Ici, les enfants vont et viennent, au gré de leurs envies, et nous ont proposé leurs spectacles et version des histoires. Mais déjà vient le temps de plier bagage, et de retourner à Nancy pour d’autres aventures !


vendredi 3 avril 2015

Jeudi 29 janvier - Des loups envahissent Cali !

loup
Eh oui, cette fois-ci les loups ont été mis à l’honneur à Cali. A peine la formule magique prononcée un mini loup assez taquin a débarqué chez les Calinous. Les enfants, pas du tout effrayés par le bébé loup très farceur, l’ont aidé à faire peur à tous les animaux de la ferme ! Dès que le petit loup bondissait sur l’un d’eux, on entendait un « Boouuuh » crié pour tous les enfants qui faisait trembler la bibliothèque où nous nous étions installés. Tout le monde s’y est mis, même les plus calmes !

Quand mini loup a enfin décidé de laisser les animaux de la ferme tranquille, les enfants ont découvert un loup beaucoup moins mignon et beaucoup plus dangereux : le grand méchant loup. Tous les participants de l’atelier s’étaient déguisés pour mettre en scène le petit chaperon rouge. Tous les personnages étaient présents, le loup incarné par une Maxine très convaincante, le petit chaperon rouge avec son joli sweat-shirt Sciences Po, la grand-mère, le chasseur et le personnage le plus important… le canard ! Mais oui, celui qui guide le petit chaperon rouge dans la forêt lorsque le loup est parti. Beaucoup d’émotions pour les enfants, la peur du grand méchant loup, la compassion pour le petit chaperon rouge, la joie lorsque le chasseur sauve le petit chaperon rouge et sa grand-mère, le rire lorsque le grand méchant loup finit dans la rivière avec de lourdes pierres dans le ventre… 
Le Petit Chaperon rouge - illustration 1Les enfants étaient tellement enthousiastes que plusieurs d’entre eux ont revêtu les costumes des personnages du conte et l’ont refait entièrement ! L’un jouait le conteur, l’autre le grand méchant loup et nous avons eu droit à deux performances impressionnantes d’un chasseur expert en armes blanches et d’un canard plus vrai que nature ! La deuxième version était nettement plus vivantes que la première et tous les enfants ont applaudis quand le grand méchant loup s’est enfin retrouvé dans la rivière. 

Pour ramener le calme après ce conte animé (mais tellement adorable), nous nous sommes tous assis en rond par terre. Pas de jeu du facteur ou de séance de méditation en vue mais plutôt une petite comptine sur… un loup. Ou plutôt « le loup ». Aucun des enfants ne la connaissait mais après deux ou trois fois tout le monde chantait en cœur : 

« Promenons-nous dans les bois 
Pendant que le loup n'y est pas 
Si le loup y était 
Il nous mangerait 
Mais comme il n'y est pas 
Il nous mangera pas 
Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ? 
Le loup : - Je mets … » 

Le loup a revêtu un à un tous ses vêtements (en commençant par les chaussettes et en finissant par… les cache-oreilles !) avant de fondre sur les enfants qui se sont sauvés à la garderie pour lui échapper et surtout pour manger leurs goûters. 
(L’une des meilleures séances de Cali, les enfants étaient ravis et attentifs et ont adoré la comptine et le conte/pièce de théâtre)


mercredi 1 avril 2015

Jeudi 22 janvier - Nouvelle année pour Cali !

C'est le jeudi de la rentrée qui succède à un court et dense voyage d'étude… Deux vaillantes étudiantes décident coûte que coûte d'animer un atelier lecture pour les enfants déjà rentrés depuis longtemps ! Elles piochent dans la réserve un livre neuf qu'elles ont hâte, depuis son achat, de faire découvrir aux jeunes participants : Loulou. Le souvenir de la belle amitié qui y est décrite leur semble faire de cet album un bon choix. Il s'agit cependant de faire entrer le public dans l'univers particulier de Grégoire Solotareff : paysages aux couleurs vives et tranchées, personnages stylisés aux grands yeux, grandes oreilles, grands pieds, récit sobre qui semble vouloir laisser le lecteur (ou l'auditeur) interpréter l'histoire à sa mesure et imaginer ce qui n'est pas décrit…
A leur grande surprise, le public est ce jour-là en grande partie composé de filles de l'école primaire, qui, pour certaines, connaissent déjà l'histoire… Mais qui apprécient qu'on la leur raconte !
C'est donc un jeune loup, qui n'a jamais vu de lapin. Son oncle l'emmène à la chasse pour la première fois de sa vie mais se tue en se cognant à une grosse pierre. Seul, il essaie de trouver de l'aide et demande à un étrange   petit animal ce qu'il doit faire. C'est Tom, un lapin, qui n'a jamais vu de loup   et n'en a pas peur. A son initiative, le jeune loup prend désormais le nom de  Loulou.
Tom apprend donc à Loulou à pêcher mais aussi à lire, écrire, compter et   même jouer aux billes ! Quant à Loulou, il lui apprend à courir vite, très vite, plus vite que tous ses congénères lors de trépidantes parties de cache-cache dans les bois.
C'est alors qu'une petite fille demande : « Est-ce-que je peux sortir ?
  - Tu ne veux plus lire l'histoire ? Non ? Alors oui, tu peux sortir. »

Et c'est toute la troupe, à l'exception de trois enfants, qui s'en va en signe de  protestation, estimant ne pas pouvoir suivre l'histoire car deux enfants gigotent trop pendant le conte ! Prises au dépourvu, les étudiantes discutent avec les enfants restants  de ce qui s'est passé, mais voilà que la troupe revient, accompagnée d'une responsable de la garderie qui raccompagne nos deux gigoteurs dessiner tranquillement au rez-de-chaussée...

Après cet interlude mouvementé qui a laissé les intervenantes perplexes, l'histoire continue.
Loulou et Tom créent un jeu : peur-du-loup et peur-du-lapin. Loulou n'a jamais très peur lorsqu'ils jouent à peur-du-lapin, mais un jour, lors d'une partie de peur-du-loup, il est tellement effrayant que Tom, traumatisé, refuse de le voir à nouveau. Loulou part alors s'exiler, triste et seul, dans la montagne, où il se fait poursuivre par des loups affamés. Ayant lui-même connu la peur-du-loup, il revient au terrier de Tom pour lui offrir à nouveau son amitié. D'abord hésitant, le lapin accepte finalement le retour de son ami dans sa vie ; et ils repartent pêcher ensemble, comme avant.  Les filles qui connaissaient déjà l'histoire veulent toutes la raconter à nouveau (parce qu'elles l'aiment bien ; et puis, elles ont envie de montrer qu'elles savent lire!) ; mais elles se lassent vite de devoir attendre leur tour et redescendent.

Entre temps, quelques parents sont arrivés, réduisant les effectifs, et il ne reste plus que deux petites filles qui s'improvisent coiffeuses - et s'en sortent plutôt bien !

Après toutes ces émotions, les deux étudiantes redescendent finalement la colline… Et se mirent discrètement dans les vitres du bus pour voir si leur coiffure n'est pas retombée…


dimanche 29 mars 2015

Jeudi 11 décembre - Noël à l'école Lafontaine

Aujourd’hui, l’école de la Fontaine est en pleine ébullition, en effet, la rumeur court dans les couloirs et les salles de classe qu’un groupe de lutins et de rennes, venant tout droit du pôle Nord et envoyés par le Père Noël en personne, sont venus jusqu’au Haut du Lièvre pour raconter des histoires aux enfants surexcités. Depuis le matin, ces derniers guettent dans la cour et au-dessus des nuages un mystérieux traîneau rouge… Cependant, les émissaires de Noël savent rester discrets et c’est donc une réelle surprise lorsqu’ils apparaissent enfin, coiffés de leur bonnets rouges, devant les vingtaines d’yeux émerveillés. 

« Et cric et crac, je sors une histoire de mon sac » clament les enfants en cœur pour inciter un lutin malin à rompre le suspense et commencer la lecture du jour. Ce jour-ci, le thème de l’atelier sera Noël, vous l’aurez tous compris, mais comme à Cali, notre maître mot reste la créativité, les lutins du jour ont décidé de raconter non pas l’histoire trop connue du Père Noël, mais bien celle, tout aussi importante, de La petite princesse de Noël.
                                       
« Il était une fois une petite princesse des plus attentionnées qui n’avait pas de plus grande joie dans l’existence que d’offrir des cadeaux à tous ses proches. Lorsque vint le jour de la marier, ses parents lui présentèrent une ribambelle de princes venus des quatre coins du royaume, elle ne trouva cependant pas semelle à son pied. Un jour cependant cette dernière tomba nez-à-nez avec le Père Noël qui, comme elle, adorait offrir des cadeaux multicolores aux enfants… ». Inutile de vous raconter la fin de l’histoire, celle-ci finit bien évidemment. En tous les cas ce qui est certains, c’est que maintenant les enfants de l’école La Fontaine tout comme les Calinous présents savent que ce cher Papa Noël n’est pas tout seul pour s’occuper de ces milliers de cadeaux chaque année. Secondé à merveille par son armée de  lutins (lorsque ces derniers ne sont pas en vadrouille au Haut du Lièvre…) et très bien accompagné, c’est certain il ne peut pas se tromper.
                
Après avoir résolu l’un des mystères le mieux caché de Noël, les enfants fort de leur succès ont enchaîné avec un quizz imagé et endiablé autours des fêtes de fin d’année. Je brille de mille feux et illumine le ciel, qui suis-je ? Fidèles compagnons du Père Noël, nous tirons vaillamment son traineau à travers les nuages, qui pouvons-nous bien être ? Au fil des questions, les réponses fusaient, sans aucune hésitation. C’est sûr, les enfants sont de grands spécialistes en matière de boules de Noël, de chaussettes et de passage dans la cheminée…

Pour terminer cette séance (et l’année  Cali 2014) en beauté, chaque enfant a eu le droit de passer un moment privilégié seul avec un lutin ou un renne venu tout droit du pôle Nord. Eux aussi peuvent être très bons conteurs d’histoire !


L’équipe des Calinous et leurs amis les lutins de Noël vous souhaitent une très joyeuse année 2015 sous le signe de la lecture et du partage !

                                   

vendredi 6 mars 2015

Jeudi 4 décembre - Saint-Nicolas à Cali

Le froid commence à se faire sentir à Nancy, l'hiver approche à grands pas et annonce la venue du fameux Saint Nicolas attendu impatiemment par tous les enfants ! C'est donc le thème qui a été choisi pour ce jeudi 4 décembre. Au moment de prononcer la formule « Et cric, et crac, je sors une histoire de mon sac », les enfants entonnent tous ensemble une chanson traditionnelle qu'ils ont appris à l'école ; inattendu moment de grâce, instant fragile qu'on s'applique à ne pas briser… L'histoire commence donc dans un silence attentif seulement interrompu par quelques interventions montrant que le public connaît bien ce sujet qui lui tient à cœur !
Cela sent très bon les biscuits chez Saint Nicolas. Le four chauffe et le vieux patriarche s'essuie par erreur le visage avec le chiffon à cirage ! Il ressemble au Père Fouettard (référence qui sème un léger vent de crainte chez les enfants…) Il se prépare pour sa tournée et s'apprête à cirer… Ses pantoufles !

Car  les souliers de Saint Nicolas sont introuvables. Comment va-t-il faire sa tournée ? Alors il cherche, cherche, cherche… Et finit par les retrouver… Avec une petite souris endormie dedans ! Joyeuse Saint Nicolas, Saint Nicolas…


Mais le public n'est pas rassasié, alors en route pour d'autres histoires où enfants sages et moins sages, biscuits découverts dans de belles chaussures cirées lors d'une journée neigeuse et épluchures de légumes, entraide et partage sont les préoccupations principales des personnages qui évoluent au fil des contes...

lundi 23 février 2015

Jeudi 27 novembre - Poupée russe, dragon et fous rires


Par un après-midi de grisaille humide, trois conteuses d’histoires s’engouffrèrent dans la petite école maternelle. Les enfants les attendaient, sagement assis à leurs petites tables rondes. « Qui veut venir écouter une histoire ? ». Quelques enfants poussent des « moi ! » enthousiastes, la plupart regardent, intimidés, les nouvelles venues. Layla m’attrape par la main, et nous nous dirigeons tous ensemble vers la bibliothèque. Les enfants s’assoient sur les cubes multicolores placés en demi-cercle et écoutent la première histoire : « Et cric et crac, je sors l’histoire de mon sac ! ». 

Malgré la pluie au-dehors (facteur d’hyperactivité chez les moins de dix ans en temps normal), les enfants font preuve d’une attention attendrissante. Une fois le premier conte terminé, chacun pioche dans la grande malle aux livres, et en ressort chacun un. Je m’assois avec la petite Pauline et Ahmed dans un coin, tous les deux ayant jeté leur dévolu sur une histoire de poupées russes vivant en Sibérie. 







La pluie ayant finalement quand même eu raison de la concentration des enfants, je leur raconte une légende : « Les enfants, savez-vous pourquoi il est très dangereux de courir et de faire du bruit dans cette pièce ? ». Ils me jettent un regard curieux et interloqué. « Eh bien, c’est parce qu’un dragon dort dans la cave, qui se situe juste en dessous. Et vous savez ce que ça fait un dragon réveillé dans son sommeil ? Ca fait… RHOOOOAAAHH ! » Fis-je en leur bondissant dessus. Tandis que Mourad et Kevin me neutralisaient en immobilisant mes jambes, Léa, elle, se pendit à mon cou. Je déclarais une trêve en disant que le dragon s’était rendormi, et les enfants de marcher sur la pointe des pieds, veillant à ne plus réveiller la créature.

mercredi 28 janvier 2015

Jeudi 20 novembre – Rêves de voyage pour les Calinous


Pendant cette séance, les songes de deux jeunes héros ont guidé nos pas d’un bout à l’autre de la terre et même de l’univers ! La formule magique à peine prononcée « et cric et crac je sors une histoire de mon sac », nous nous envolons en compagnie d’un petit inventeur qui veut absolument retrouver son nounours volé par l’abominable grenouille cosmique. Mais, une minute ! On ne peut pas suivre les aventures d’un petit héros sans nom ! Comment s’appelle notre inventeur ? Les enfants veulent absolument lui trouver un prénom avant de continuer l’histoire et finalement, notre aventurier s’appellera… Codi ! Une fois cette formalité réglée, cette aventure nous emporte d’un bout à l’autre de la Terre, dans la sombre mer où nous rencontrons une pieuvre géante et même dans l’espace grâce à un fantastique moyen de transport, la « Ouature ». Les enfants sont fascinés par les personnages animés par Solène et ils suivent des yeux les mouvements des petits personnages en papier qui se poursuivent dans la pièce. La vilaine grenouille s’envole, plonge et fait tout son possible pour échapper à son poursuivant mais notre héros la suit courageusement partout où elle fuit. Finalement, tout est bien qui finit bien : notre jeune aventurier rattrape la grenouille démoniaque et la fait fuir après lui avoir repris son nounours.

Les enfants sont soulagés par la fin de l’histoire : se faire voler son nounours : quelle horreur ! Ils sont aussi très intrigués par la pieuvre géante et jouent avec la grenouille en papier qui commence à faire des bonds dans la pièce après quelques essais infructueux. Pendant ce temps, nous installons sur le tableau des photos des planètes du système solaire. Quand les enfants les voient, ils comprennent vite où est le soleil et la Terre (même s’ils sont étonnés par la couleur du soleil : le soleil est jaune, pas rouge !) et s’amusent à trouver les noms des autres planètes. Puis certains affamés s’en vont prendre un petit goûter pendant que d’autres restent pour écouter une deuxième histoire.

Celle-ci montre vite le bout de son nez et les enfants sont cette fois-ci entraînés à la suite d’un petit inuit qui leur explique sa vie et les rencontres qu’il fait au pôle nord. C’est un choc pour les enfants de découvrir de nouveaux animaux complètement différents : des ours, des pingouins et même des morses ! Ces animaux ne vivent pas uniquement au zoo ? Impossible ! Ils se demandent où ces animaux incroyables habitent. Aussitôt dit, aussitôt fait, notre dessinatrice officielle trace les contours d’une Terre (légèrement simplifiée) et leur montre le pôle nord. Les enfants sont impressionnés et s’amusent à nous demander où vivent d’autres animaux. Et le tigre il vit dans le pôle nord aussi ? Et la pieuvre rouge de la dernière histoire ? Ils se regroupent tous autour du tableau et pour la fin de la séance, avec les quelques enfants restants, nous organisons un concours de dessins d’animaux. Qui trouvera en premier le nom du cheval à long cou dessiné par Solène ? Quel est cet animal étrange à la longue crinière qui apparaît sur le tableau ? Et ce poisson aux longues dents menaçantes ? Certains d’entre eux dessinent aussi les animaux qu’ils connaissent et qui sont très reconnaissables. Nous avons devant nous de futurs artistes !


Finalement, notre petit inuit n’aura pas eu le temps de raconter la fin de son histoire mais les enfants pourront repartir avec des rêves de planètes lointaines et d’animaux fantastiques en tête (et pour certains de jolis doigts bleus ou verts à force d’effacer le tableau avec leurs mains).